Vendredi 3 juin 2011 5 03 /06 /Juin /2011 12:00

        Les arbres verts se reflètent dans l'eau noirâtre de l'Elorn.

 

       Elorn. Son nom se prononce comme une porte qui s'ouvre, comme un couple qui s'enlace, comme un toboggan où l'on se laisse glisser...

        

         L'Elorn change selon son humeur. Elle devient pourpre lorsque le soleil se couche, ocre lorsqu'il pleut, vert lichen quand le temps est nuageux.

        

         L'Elorn tient sa source d'une grange où les loups viennent pleurer. Leurs larmes coulent calmement comme un élan qui marcherait au fond de l'eau, caressant les sculptures silencieuses d'Herry.

        

         L'Elorn coule ainsi à l'orée de la forêt, traversant les ports en faisant gonfler les voiles des bateaux. Le sable doré vient lui caresser les côtes. Encouragée par le chant des oiseaux marins, l'Elorn grandit, déploie ses ailes et passe le pont de Plougastel.

 

Lomig

 

 

 

 

 

 

 

 

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                                                                                                                                                            Mickaël 1ES

Par Lettres - Publié dans : Poèmes au fil de l'eau 1S / 1ES - 2011
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