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Voix-Elorn est un blog consacré à des activités
de lecture et d'écriture en classe de seconde et de première
au lycée de l'Elorn de Landerneau.
On y trouvera des comptes rendus de rencontres avec des poètes
dans le cadre du projet "Voix d'aujourd'hui" initié par le CDDP de Brest,
des travaux en ateliers d'écriture, des impressions de lecture...

Dimanche 6 juin 2010 7 06 /06 /Juin /2010 19:08

BRODAIK

 

Voici la couverture que j'aurais choisie à quelques détails près pour le roman de Philippe Claudel: " Le rapport de Brodeck " . Selon moi, la vie de Brodeck a été parsemée d'embûches, de malheurs et de moments difficiles. On peut rapidement en définir quelques un comme son passage en tant que " Chien Brodeck " dans un camp de concentration, ou bien son enfance sans parents, ou encore le mutisme de sa femme. Tous ces épisodes de la vie de Brodeck ont eu un impact sur le personnage, sa façon de penser ou de se comporter. Peut-être que sans ses épreuves Brodeck n'aurait jamais comprit qu'il n'avait rien à faire dans ce village.

 

L'image que j'ai choisis représente un puit, dont on ne distingue pas le fond. Cela caractérise parfaitement ce qu'a vécu Brodeck, il subit sans interruption ce qu'on pourrait appeler des épreuves et qui vont le forger lui et son caractère. Mais chaque puit à un fond, et c'est en cela que l'image reflète bien le roman, en effet à la fin du roman Brodeck semble enfin voir la lumière au bout du tunnel.

 

Enfin j'ai mis comme citation du livre : " Demain nous partirons ", qui se trouve vers la fin du roman. Cette citation va de pair avec l'image, en effet Brodeck finit par prendre une décision de son plein gré et décidant de partir, donc de sortir du trou dans lequel il était resté trop longtemps.

Stevenn

 

Par Lettres - Publié dans : Brodeck couverture
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Dimanche 6 juin 2010 7 06 /06 /Juin /2010 19:00

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    Pour ma couverture, j'ai tenté de me rapprocher au plus près de la réalité, pour une simple raison : l'histoire de Brodeck s'appuie sur des faits réels.

J'ai choisi le dessin parce qu'il me paraissait mieux adapté pour donner ma propre version de la couverture. Il me semble qu'une photographie aurait été moins personnelle.

La couverture est donc parsemée de symboles et de sous-entendus.

 

    Tout d'abord, le lieu n'est pas choisi au hasard : j'ai essayé de recréer l'ambiance de la "resserre" dans laquelle Brodeck passe ses soirées à écrire. Une resserre est définie comme un endroit où on entrepose les choses encombrantes ou dont on ne se sert pas tout le temps. Je me suis inspirée d'un cabanon de jardinier pour peindre le décor, composé d'une échelle, d'un rateau, d'une pelle, de cageots et d'étagères où s'entassent des bocaux. Je n'ai pas voulu créer une pièce trop encombrée, pour ne pas obtenir une couverture trop chargée.

 

Les symboles :

 

    Le symbole le plus important est la bougie, au centre de la couverture. Dans la resserre, Brodeck écrit à la lueur d'une bougie. La bougie comme seule source de lumière amenuise les possibilités de voir toute la pièce qui nous entoure. Cela lui donne un aspect mystérieux, accentué par l'utilisation de couleurs foncées autour du halo, ce qui crée un contraste. Brodeck écrit que la bougie "lance ses ombres fantastiques" tous les soirs. Cependant, la bougie peut aussi avoir un autre sens : elle représente la lumière de l'espoir. Malgré une vie difficile, Brodeck ne semble pas voir perdu espoir de repartir à zéro ( Est-ce la raison de son départ à la fin du roman ? ).

    L'autre élément principal de la couverture est la machine à écrire. Brodeck en donne une description peu élogieuse, elle est "très vieille", " ses touches sont cassées" et elle est "capricieuse". Cependant, à l'heure où l'ordinateur a remplacé depuis bien longtemps la machine à écrire, en dessiner une n'est pas une mince affaire ! Je n'ai donc pas réussi à retrouver l'aspect vieilli de la machine. Le seul détail de la description que j'ai repris sont certaines touches cassées.

    La table sur laquelle sont entreposées la bougie et la machine à écrire est celle de Diodème l'instituteur. Elle est composée de " deux beaux panneaux de noyer ciré, collé bord à bord sur quatre pieds simples, sans chichis ni ornements". J'ai aussi dessiné le fameux tiroir fermé à clef.

    En arrière plan, se trouve une fenêtre, à travers laquelle on distingue trois ombres dans le brouillard. Ces trois ombres sont symboliques : ce sont celles de l'Anderer  et de ses compagnons, Monsieur Socrate et Mademoiselle Julie. C'est aussi le côté mystérieux qui domine ici.

    Enfin, dernier symbole, les mains qui tapent à la machine. Je n'ai volontairement pas dessiné le corps qui va avec, on aperçoit seulement les manches de la veste, aux rayures noires et blanches, rappelant les uniformes des populations des camps de concentration. On ne sait donc pas qui écrit ce rapport : Est-il âgé ? Jeune ? Bien portant ? Mince ?

 

 

En plus ...

 

    La place du nom de l'auteur n'est pas choisie au hasard : il se situe près de la machine, ce qui rappelle au lecteur que derrière ce rapport, c'est avant tout la plume de Philippe Claudel qui écrit ...

    La phrase " Je m'appelle Brodeck et je n'y suis pour rien ", placée de façon verticale à gauche est la première phrase du roman. Elle a éveillé ma curiosité. Elle est écrite en police de machine à écrire.

 

 

 

    J'ai donc voulu dessiner une couverture simple, aérée et surtout réaliste. Elle laisse le lecteur avec plusieurs questions : Qui sont ces ombres au fond ? De quoi parle ce rapport ? Qui est Brodeck ?

    En dire trop sur une couverture, c'est réduire la curiosité du lecteur . C'est donc ma vision de l'histoire qui est exposée, mais le lecteur peut l'interpréter d'une autre manière.

 

 

Lysianne - 1ES2

 

 

 

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Dimanche 6 juin 2010 7 06 /06 /Juin /2010 18:56

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Justification de la couverture


 

Le Rapport de Brodeck


 

 

 

   Ce dessin m'a paru pertinent pour illustrer Le Rapport de Brodeck puisqu'il s'accorde avec certains passages de l'histoire. Le fait d'avoir placé le portail du camp de concentration d'Auschwitz derrière le village donne l'impression  que les villageois ont un rapport avec lui : c'est à cause de leur lâcheté que Brodeck est condamné.


 

   De plus, le village est placé sur les rails qui mènent au camp, ce qui pourrait l'assimiler à un wagon de prisonniers qui ne peuvent échapper à leur destin. Le chemin maudit par tous les villageois, la route sur laquelle "personne ne va plus, où personne n'aurait l'idée d'aller, jamais" est lui aussi dirigé vers le camp ; c'est d'ailleurs de ce chemin que proviennent les malheurs du village, comme l'Anderer ou les soldat qui ont emmené Brodeck.


 

   Le camp de concentration est simplement suggéré afin de lui donner un aspect cauchemardesque, créant un contraste avec le village coloré. Il peut alors être associé à la mort, bien que les villageois, vivants, aient un fort rapport avec lui.

 

 

  Theo 1ES2

Par Lettres - Publié dans : Brodeck couverture
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Dimanche 6 juin 2010 7 06 /06 /Juin /2010 18:54

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Explication de la première de couverture

 

        Dans un premier temps, nous pouvons distinguer un homme dans une pièce sombre. Cette obscurité traduit la triste vie de Brodeck et fait ressortir le côté étroit et l'atmosphère étouffante de ce cagibi. Aucune fenêtre n'est représentée, la porte étant l'unique lien entre ce lieu et l'extérieur. L'esprit de Brodeck peut alors difficilement s'aérer, s'ouvrir et penser à autre chose. De plus, l'homme représenté sur cette première de couverture peut être qualifié de très particulier. En effet, ce personnage a un corps de chien qui fait référence a ce qu'il était dans les camps de concentration lorsqu'il agissait comme un vulgaire « toutou ». Sa tête chauve fait allusion aux prisonniers des camps qui étaient rasés. Cette tête traduit une perte d'identité durant cette dure période. Sur son crâne on distingue une corde qui rappelle le souhait de Brodeck traduisant son mal être : « J'aurai aimé ne jamais en parler, ligoter ma mémoire, la tenir bien serrée dans ses liens … ».

 

        Dans un deuxième temps, dans cette pièce on peut distinguer divers éléments : la machine à écrire de Brodeck est un objet important du roman. Il paraît alors naturel de la faire apparaître sur cette première de couverture, autrement dit dans son esprit. Prés de cette machine on distingue une feuille sur laquelle figure le début du roman. Cette partie de l'œuvre est particulière. En effet, elle présente l'histoire, mais pourrait tout aussi bien se trouver à la fin du livre comme conclusion. Ce passage essentiel du roman retranscrit l'état d'esprit global dans lequel est Brodeck. Prés de cette même table, on peut voir une corbeille pleine. Cet élément évoque tout ce que Brodeck aurait aimé oublier. Malheureusement toutes ces choses, comme par exemple les mauvais souvenirs de la guerre, n'arrivent pas à sortir de son esprit.

 

        D'autre part, sur les murs on distingue des étagères. Sur l'une d'entre elles sont posés des livres de plus en plus petits. Cette allusion aux études de Brodeck illustre la gradation de l'incipit : « J'ai répondu que c'étaient de toutes petites études, des études même pas terminées d'ailleurs, et qui ne m'ont pas laissé un grand souvenir ».

 

        Le dernier élément est une photographie (représentée par un tableau sur cette première de couverture). Cette image est extraite de l'ouvrage Dans la rue, livre regroupant des photos de Philipe Crochard, associées aux textes de Nadia Yagchi. Sur cette photo on distingue trois jeunes. L'un deux a dit une phrase marquante, présente dans l'ouvrage, sous l'image : « Je me sens comme un wagon dont on ne veut plus et que l'on a mis sur une voie de garage ». Cette phrase retranscrit l'état d'esprit de Brodeck ainsi que sa vie puisqu'on l'a envoyé faire des études pour l'intérêt de son village. Par la suite, on l'a laissé de côté, puis on l'a repris car on avait besoin de lui pour écrire le rapport.

 

       En définitive, ce dessin révoque les principaux éléments pouvant faire partie de l'esprit de Brodeck et pourrait servir de première de couverture au roman de Philipe Claudel.

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Mardi 1 juin 2010 2 01 /06 /Juin /2010 15:56

 

 

 


       J'ai choisi cette chanson car elle est comme une plongée dans l'obscurité, dans une ambiance pesante, une angoisse insoutenable où un personnage est seul, perdu dans ses sombres pensées. Tel est torturé Brodeck, le personnage "innocent" de Philliper Claudel dans Le rapport de Brodeck. De plus, cette musique d'Ennio Moriconne traduit bien les pensées funestes et angoissantes du personnage qui aimerait "ligoter [sa] mémoire" même si un secret tente de s'en échapper.


 

     De plus, on peut distinguer plusieurs parties : dans la première minute, le personnage réfléchit et hésite tout en étant malheureux ; puis les violons arrivent et apportent avec eux une grande angoisse, comme celle de Brodeck lorsqu'il songe à ce que fait sa bien-aimée ; enfin à la troisième minute, une certaine mélancolie s'installe, le personnage se souvient de ses moments passés avant les camps et cette fin apparaît comme une note d'espoir dans cette triste chanson.

 

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Vendredi 28 mai 2010 5 28 /05 /Mai /2010 14:59

 

     Le morceau « New Dawn Fades » me fait penser au Rapport de Brodeck dans son aspect le plus glauque et sombre. La musique, particulièrement pendant les premières secondes, me semble inquiétante, comme si une horreur allait se dérouler. Cela me fait penser aux rendez-vous quotidiens et obligatoires des déportés, lorsque la Zelenesseniss dénonce un individu au hasard pour qu'il soit pendu sur le champ.

 

     De plus, on perçoit comme une progression dans le volume sonore des instruments, mais aussi dans leur nombre. Cette progression ascendante nous renvoie à l'attente créée par Claudel en gardant le flou dans la description de la personnalité de l'Anderer. Pourtant, on découvre des éléments progressivement, d'où ce procédé.

 

     Par ailleurs, la voix du chanteur est extrêmement prenante, grave ; le roman l'est aussi. Le chanteur se nomme Ian CURTIS. Son groupe triompha à la fin des années soixante-dix, avant qu'il se suicide en 1980. C'est aussi ce personnage tourmenté et malade qui m'a conduite vers le choix d'un des ses morceaux. En effet, il dégage une certaine folie, tout comme les villageois ou les Allemands dans le roman.

 

Lola

 

 

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Mardi 25 mai 2010 2 25 /05 /Mai /2010 18:05

 

     La chanson Stop the Dams du groupe Gorillaz pourrait accompagner l'histoire de Rapport de Brodeck pour plusieurs raisons. En effet, certaines paroles me rappellent ce roman :

      -"When you're kipping everything inside you, it can only hurt you". Cette phrase me fait beaucoup penser à Brodeck et à ce qu'il a vécu dans les camps et dans son village. Brodeck ne parle  presque à personne de ce qu'il a vécu, et ses souvenirs le hantent presque toutes les nuits. Il ressent néanmoins le besoin de se confier, ce qu'il fera avec Fédorine et L'Anderer ; il se sent soulagé après l'avoir fait.

      -"The sun will shine again": cette partie, répétée de nombreuses fois, semble porter un message d'espoir, le même espoir qu'a Brodeck lorsqu'il trouve enfin le courage de quitter son village et ses habitants.

     Ainsi, cette musique pourrait accompagner la  fin du roman : sa mélodie et son rythme plutôt lents et mélancolique rappellent tous les moments difficiles vécus par Brodeck, tout en apportant de l'espoir dans ses paroles.

 

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Samedi 22 mai 2010 6 22 /05 /Mai /2010 17:44

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Samedi 22 mai 2010 6 22 /05 /Mai /2010 17:43

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Mercredi 19 mai 2010 3 19 /05 /Mai /2010 12:20

 

     L'image représente la femme de Brodeck, Emilia, son village et un camp de concentration. J'ai choiside réunir ces trois éléments car ils constituent l'essen-

tiel de la vie de Brodeck. De plus, ils sont indirectement liés. En effet, Brodeck a été emmené dans un camp de concentration par les Allemands après que son village l'eut dénoncé. Et lorsque Brodeck revient sur sa vie dans le camp, il pense à Emilia, cela l'aide à avancer, à rester en vie : " J'ai marché vers Emilia. J'allais vers elle. Je revenais. Je ne cessais de me dire que je revenais vers elle"

Brodeck, même dans le camp où tout n'est que désolation et frayeur, garde espoir grâce à l'amour qu'il porte à Emilia. 

 

     " Les gardes…s’amusaient avec moi en me mettant un collier et une laisse. Il fallait que je marche ainsi [...] Les gardes ne m’appelaient plus Brodeck mais Chien Brodeck." Brodeck, victime de la tyrannie des Allemands, est pourtant revenu de là où on ne revient pas en devenant " Chien Brodeck ".

 

      " Où en êtes-vous de cette purification, monsieur le Maire ? [...] Je suppose que c'est le Maire qui ramassa les papiers et qui les lut. Tous les petits papiers comportaient deux noms, celui de Simon Frippman et le mien. "

Les villageois ont dénoncé Brodeck et Simon, par lâcheté et peur des fratergekeime et de Buller leur chef.

 

 

 

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Par Lettres - Publié dans : Brodeck couverture
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