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Voix-Elorn est un blog consacré à des activités
de lecture et d'écriture en classe de seconde et de première
au lycée de l'Elorn de Landerneau.
On y trouvera des comptes rendus de rencontres avec des poètes
dans le cadre du projet "Voix d'aujourd'hui" initié par le CDDP de Brest,
des travaux en ateliers d'écriture, des impressions de lecture...

Vendredi 4 mai 2012 5 04 /05 /Mai /2012 11:26

>Dans ce travail d'invention il s'agissait de réécrire sous une forme de parodie ou de pastiche une fable de la Fontaine en situant l'action à notre époque.

La Grenouille qui veut se faire aussi grosse que le Boeuf

 

Une Grenouille vit un Boeuf
Qui lui sembla de belle taille.
Elle, qui n'était pas grosse en tout comme un oeuf,
Envieuse, s'étend, et s'enfle, et se travaille,
Pour égaler l'animal en grosseur,
Disant : "Regardez bien, ma soeur ;
Est-ce assez ? dites-moi ; n'y suis-je point encore ?
- Nenni. - M'y voici donc ? - Point du tout. - M'y voilà ?
- Vous n'en approchez point. "La chétive pécore
S'enfla si bien qu'elle creva.
Le monde est plein de gens qui ne sont pas plus sages :
Tout bourgeois veut bâtir comme les grands seigneurs,
Tout petit prince a des ambassadeurs,
Tout marquis veut avoir des pages.

 

 

Réécriture :

 

 

Une femme assez ronde se baladant dans la rue

vit une femme mince

qui lui sembla de belle taille

L'envieuse se contracte et se travaille

Pour égaler la femme en maigreur.

Disant: "Regardez bien mademoiselle

Est ce assez ? Dites-moi ; est ce que je suis aussi maigre ?

-Oh non. - Et la ? - Non plus.- Et maintenant?

Vous êtes loin de mon poids. "La jeune fille désorientée

se contracta si fort qu'elle s'arrêta de respirer,

Quelques minutes pour sa vie terminer.

Le monde est plein de gens qui veulent se ressembler :

Toutes rondeurs doivent être effacées

Pour copier les mannequins papier glacé

Mais au final, qui peut y arriver?

 

 

 

Emilie C. 

Par Lettres - Publié dans : Fables
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Vendredi 4 mai 2012 5 04 /05 /Mai /2012 11:25

 

Inutile d'être le plus rapide,

Dans cette société cupide,

Face aux immenses tentations,

Résister est la seule solution.

Le Lièvre et la Tortue en sont un témoignage.

Gageons, dit celle-ci, que vous n'atteindrez point

Si tôt que moi ce but. Si tôt ? Êtes-vous sage ?

Renchérit l'animal, déjà très loin.

Confiant dès le départ,

Il s'élance au hasard,

Il emprunte des chemins, avec admiration,

Que le conduisent jusqu'à la civilisation.

Il s'arrête devant un écran de télé

Où il regarde ainsi une publicité.

C'est une nouvelle technologie,

Venue tout droit des Etats-Unis.

Laissant la tortue, aller son train de sénateur,

Il rentre dans le magasin, et achète son bonheur.

Prêt à repartir, il retrouve son chemin,

Mais ne peut s'empêcher de prêter attention,

A un produit qui semble hors du commun,

Visible sur une affiche, et en promotion.

Ai-je le temps d'aller rechercher,

Dans cette immense communauté,

Ce bien qui semble m'être destiné,

Et qui ma foi n'est pas cher payé ?

Il observe la Tortue,

Elle part, elle s'évertue.

Lui cependant méprise une telle victoire.

Tient la gageure à peu de gloire.

Bien décidé, il rentre dans un centre commercial,

Où il est accueilli par un renard fort amical.

Laissez-moi vous offrir notre carte fidélité,

Et tous vos achats seront ainsi soldés.

Le Lièvre, ravi, accepte immédiatement,

S'empare de nombreux produits, et haletant,

Arrive à la caisse, afin de les payer,

A un prix qui n'a pas du tout baissé.

Il reprend la course, et remarque, essoufflé,

Que l'autre touche presque au bout de la carrière,

Il part comme un trait ; mais les élans qu'il fait

Sont vains : la Tortue arrive la première.

Eh bien, lui crie-t-elle, n'avais-je pas raison ?

De quoi vous sert votre vitesse ?

Moi l'emporter ! Et que serait-ce

Si vous portiez une maison ?

 

Emeline 1èreA

Par Lettres - Publié dans : Fables
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Mardi 1 mai 2012 2 01 /05 /Mai /2012 19:15

                Le 22 mars 2012, des élèves de 2F et de 2G du lycée de l’elorn ont rencontré Pierre Le Pillouër, auteur des Poèmes jetables.

 

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               Pierre Le Pillouër est né en 1950 en Seine et Loire d'une mère bretonne et d'un père Parisien. Jeune, il écrivait déjà des chansons avec sa guitare pour draguer les jeunes filles. A 16-17 ans, il découvre la poésie surréaliste et a tout de suite l'envie d'écrire à son tour, croyant que c'est facile. En mai 1968, alors âgé de 18 ans, il veut faire de la politique pensant pouvoir changer le monde, mais déchante rapidement et se réfugie de nouveau dans la poésie afin d'aller lui-même « un peu moins mal ».

 

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         Pierre Le Pillouër est venu au lycée de l'Elorn le jeudi 22 mars afin de nous parler de son recueil de petits poèmes, nommé Poèmes Jetables. Le titre s'explique par le fait qu'ils se lisent facilement et seront, selon lui, vite oubliés tout comme des « mouchoirs jetables ». Ces “poèmes jetables” sont nés du rapprochement de mots similaires comme « moines » et « moins ». C'est un de ses travaux les plus heureux car ce « jeu [donne] de la joie ». Il redécouvre à travers ces petits poèmes les sensations de l'enfance, l'émerveillement, mais aussi « la matière, la forme et le sens des mots ». Bien que cela soit une sorte de jeu « ça engage aussi [sa] vie », c'est une souffrance d'écrire : physique et mentale. Si ce n'était que pour s'amuser « [il] ne [se] ferai[t] pas aussi mal ».

 

        Le recueil a été tiré à 600 exemplaires à Bordeaux, mais beaucoup ont été donnés et par la suite « peut-être jetés », confie-t-il. Il espère cependant avoir des lecteurs car il écrit pour eux, même s'ils n'ont pas un visage concret. Monsieur Le Pillouër nous avoue qu'aujourd'hui, seuls ceux qui écrivent de la poésie en lisent,  contrairement à avant. Pour lui, on lit pour lire, on ne prend plus la peine de savourer le son des mots et d'apprécier leur sens : « un livre est une aventure, une forêt avec pleins de secrets et de chemins ». Ce recueil est épuisé mais ce n'est pas lui qui choisit de refaire un tirage ; c'est l'éditeur, et jusqu'à présent, ce dernier ne le lui a pas proposé.

 

 

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            Quand on lui demande s'il se considère comme un poète il répond catégoriquement « non ». Le titre de poète, au XXIème siècle, est devenu « ringard » car il n'est plus aussi significatif et important qu'à l'époque de Baudelaire, d'Apollinaire ou d'autres. Il préfère employer le mot « chercheur » et pense que ce serait intéressant de trouver un nouveau terme pour ceux de notre siècle.

 

 

           L'écriture prend une grande place dans la vie de Pierre Le Pillouër. Il passe entre quatre heures trente et six heures trente par jour à écrire – sa femme trouve d'ailleurs que c'est trop ! Dans ces quatre heures trente, deux heures trente sont consacrées à la correspondance car il trouve important d'échanger des émotions et des avis avec d'autres personnes pour pouvoir progresser. Il consacre aussi deux heures à animer son site web et autant de temps à essayer d'écrire. Pour cela, il a besoin de calme, car il est très sensible au bruit. Le fait de dormir tôt et de se réveiller tout aussi tôt lui permet de profiter du calme matinal et donc de se concentrer. Comme le disait Paul Valéry, un auteur qui l'a inspiré, « La Poésie c'est 10% d'inspiration et 90% de transpiration ». C'est un vrai travail : « l'inspiration c'est un élan, mais sans travail, ce n'est pas grand chose ». Il trouve l'inspiration dans les lieux où il s'est construit : la bibliothèque familiale, en présence de son entourage, au calme. L'auteur qu'il respecte sûrement le plus semble être Proust. Il l'admire tellement qu'il n'essaierait même pas de le copier ni même de l'imiter. Mais la personne qui l'a inspiré pour Poèmes Jetables est Litchenberg, par ses écrits brefs et humoristiques.

 

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             Au fil du temps, sa façon d'écrire a changé. D'ailleurs, lorsqu'il relit ses anciens écrits, il a honte. Le temps modifie les choses : nous changeons et notre façon d'écrire aussi, même s'il avoue ne pas encore avoir assez de recul pour pouvoir réellement en témoigner. Cependant, dans son journal intime nommé Moulin ce changement se voit plus. Cet écrit est son travail le plus personnel, à tel point qu'il ne pense même pas le publier un jour... Du moins pas avant sa mort et celle des gens qu'il évoque. Ce journal est très particulier ; il est basé sur une idée originale très intéressante. Pierre Le Pillouër a grandi entouré de moulins. Son père, parisien, appartenait à une famille d'artistes et il en était lui-même un, vivant au-dessus du Moulin Rouge. Du côté maternel, la famille était composée de paysans et vivait dans une ferme appelée « La Ferme des Pelles » : les pelles sont aussi le nom donné aux pales du moulin. Le moulin est donc « le point de ralliement des deux branches qui l'écartelaient » car les belles familles ne s'entendaient pas très bien, l'une prônant le travail tandis que l'autre était plus fantaisiste. De plus, Monsieur Le Pillouër aime beaucoup Don Quichotte qui combattait des moulins, pensant que c'étaient des monstres, et il est passionné par les moulins, trouvant que les mots eux-mêmes sont comme des moulins à eau, qu'ils "s'écoulent au bout de la plume". D'après lui « on se bat tous contre des moulins à vent ». En 1997, il a alors une idée : à chaque fois qu'il verra, lira ou entendra le mot "moulin" il écrira une page dans son journal, expliquant comment ce mot a été amené à être utilisé. Ainsi, c'est le seul mot "moulin" qui entraîne les récits rédigés. Dans d'autres poèmes il lui arrive d'inclure des choses personnelles mais toujours avec pudeur. Il n'y a vraiment que dans Moulin qu'il écrit des choses extrêmement personnelles, pour lui, mais aussi pour ceux qui ont eu le malheur, ou le bonheur d'employer le mot  "Moulin " devant lui,

 

        A travers ses écrits, Pierre Le Pillouër n'essaie pas vraiment de faire passer un message explicite. Et s'il devait y en avoir un, ce serait, tout comme Victor Hugo, « Aimer ». 

 

                                                Célia et Alexane 2G

 

 

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Par Lettres - Publié dans : Rencontre avec Pierre Le Pillouër
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Mardi 1 mai 2012 2 01 /05 /Mai /2012 19:12

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Par Lettres - Publié dans : Réécritures de Dom Juan
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Mardi 1 mai 2012 2 01 /05 /Mai /2012 19:11

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Une poupée de Satan.

 

Nuit du 29 juin 1967.


    Jayne Mansfield, "movie star" ou plutôt "bad movie star", droguée, alcoolique, aux nombreux amants, prêtresse au sein de l'Eglise Satanique, citée également comme cannibale par la presse, trouve la mort lors d'une collision dans sa Buick Electra bleu métallisé; à l'image d'une voiture de poupée.

 

    La poupée Jayne. Une poupée humaine aux dizaines de perruques blondes, aux multiples robes de soirée, toutes plus somptueuses les unes que les autres, qui trouve la mort comme une poupée: démembrée.

 

    C'est l'amour qui trace le destin de Jayne, qui ne fait ses choix qu'en se basant sur ses sentiments. Femme-enfant qui n'agit que sentimentalement, entre dans la vie comme l'on entre en prison: condamnée d'avance. "Imposteur et mythomane" lui disait sa mère. "Une pourriture alcoolo et bourrée de médocs" diront les critiques des années après. Simon Libérati dans Jayne Mansfield 1967 va à l'encontre de la légende autour de l'actrice, comme s'il l'avait connu, comme s'il avait été l'un de ses amants. Il a simplement compris que Jayne était incapable de faire ses propres choix. Qu'il s'agisse de ses mariages comme de ses films, de ses convictions religieuses comme de ses vêtements, elle allait naturellement à l'encontre de l'avis général.

 

    L'exemple le plus évident est Samuel Brody, celui qui partage avec Jayne ses journées et ses nuits. Samuel Brody et Jayne Mansfield, Al Capone et Marylin Monroe des décennies après. Sam, marié et avocat, entretient une liaison avec Jayne, mais pourquoi ? Sûrement pas pour son physique, car Jayne est chauve sous ses multiples perruques blondes platines, ni pour son corps, déformé, abîmé par des années de déboires. Peut-être l'apprecie-t-il pour sa personnalité d'adolescente masochiste ? Ou pour se sentir puissant face aux demandes en mariage à répétition que Jayne reçoit ? En tout cas, ce n'est pas par amour, car chaque jour Jayne s'éffondre sous les coups de son amant.

 

    En amour comme dans sa carrière, de sa relation avec Sam Brody et ses autres amants, à ses choix professionnels - elle fut représentatrice de boucheries lors de leur ouverture et "Gas Station Queen", ou " Queen of the Chihuahua Show"- Very Jane Ottaviano (son vrai nom), en veut toujours plus, toujours plus d'amants violents, et toujours plus d'argent, ce qui fini par lui pourrir la vie.

 

    C'est dans un crescendo inversé que Libérati nous conte son histoire, commençant par sa mort tragique et finissant par les moments glorieux de sa vie. Un choix d'écriture unique, pour l'histoire d'une femme si jeune, mais au corps et au coeur déjà tant abîmés par les années de sa vie tumultueuse.

 

Wendy Le Meur 1A.

Par Lettres - Publié dans : Critiques littéraires 2011-2012
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Samedi 4 février 2012 6 04 /02 /Fév /2012 17:35

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             Dans le cadre d’une séquence consacrée au journalisme en enseignement d’exploration (Littérature et Société), des élèves du Lycée de l’Elorn ont rencontré un jeune journaliste afghan en exil en France. La rencontre a été organisée par la Maison des journalistes, à Paris, à l’origine du projet « Renvoyé spécial ».

 

Pour lire les articles rédigés par les élèves, cliquer sur l'image ci-dessous :

 

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 ou cliquer sur "littérature et société 2012" dans la colonne des liens

Le Télégramme

 

 

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Par Lettres - Publié dans : Renvoyé spécial - 2012
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Samedi 12 novembre 2011 6 12 /11 /Nov /2011 18:22

  

          Des élèves de 2de du lycée de l'Elorn ont profité des derniers moments de l'exposition « Rencontres en Polynésie » présentée à l'abbaye de Daoulas pour découvrir Victor Segalen. Il s’agit d'un projet culturel financé pour moitié  par la région.

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Un regard original sur l'Autre

 

         Victor Segalen, ethnographe, poète, archéologue et médecin de marine qui séjourna à Tahiti entre 1903 et 1904, guide le visiteur à travers un itinéraire au cœur de l'exotisme polynésien. Les élèves ont pu voir quelques manuscrits et des objets qui lui ont appartenu, comme la valise en bois qui contient ses instruments de chirurgien. Mais au-delà d'un témoignage sur la vie de l'homme, l'exposition présente une réflexion sur la diversité culturelle.

 

         Segalen cherche d'abord à se débarrasser des stéréotypes européens sur l'exotisme pour considérer d'autres civilisations en elles-mêmes. A la fin de la visite, les élèves ont été invités à réfléchir sur une phrase extraite de son Essai sur l'exotisme : « Si la saveur croît en fonction de la différence, quoi de plus savoureux que l'opposition des irréductibles ? ». Et s'il entreprend des fouilles en Chine, c'est pour permettre aux Chinois de renouer avec leur passé : il laisse sur place les objets qu'il a trouvés.

 

Découvrir les coulisses d'une exposition et des métiers

 

         Cette matinée à l'abbaye de Daoulas a aussi été l'occasion pour les élèves de découvrir les coulisses d'une exposition. Pierre Nédelec, chargé de mission d'exposition leur a expliqué comment se monte une exposition, depuis l'idée initiale jusqu'à l'installation des œuvres. Ils ont ainsi appris que deux années de travail sont nécessaires à la réalisation d'un tel projet. Clothilde Vareille, chargée de médiation, et Gwen Foeon, responsable du mouvement et de la régie des œuvres, leur ont parlé des contraintes d'une exposition (prise en compte des différents publics, ergonomie...). Les élèves ont ainsi rencontré quatre professionnels qui leur ont parlé de leur travail. Ils ont découvert d'autres métiers comme celui de scénographe. Ils ont pu se renseigner sur les parcours d'étude, les missions et les domaines de compétence de chacun. Des rencontres riches et fructueuses pour des élèves qui sont en pleine réflexion sur leur orientation !

                       Abbaye de Daoulas 003

 

 

                                Pierre Nédélec, chargé de mission d'exposition, fait découvrir 

                              les secrets de la scénographie aux élèves

 

 De Loti à Ségalen

 

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                                                Devant le château de Brest

 

                  Fin septembre 2011, les élèves avaient déjà visité l'exposition « Loti photographie les Orients » qui s'est tenue au musée de la Marine jusqu'à la mi-octobre. Ils ont ainsi pu mesurer les différences qui séparent les deux hommes dans le regard qu'ils portent sur l'Autre. Loti, comme beaucoup des ses contemporains, s'approprie les objets qu'il découvre, les importe en France et aménage sa maison de Rochefort qui est peut-être aujourd’hui son œuvre la plus surprenante et la plus connue. Ses romans présentent un double de lui-même et lorsqu'il se fait photographier,  il se met en scène, n'hésitant pas à se déguiser : en témoigne l'affiche de l'exposition du musée de la marine où on le voit en costume de mandarin alors qu'il est reçu dans la cité interdite.

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             Les élèves ont donc pu découvrir deux conceptions très différentes de l'exotisme et du regard porté sur l'Autre.  

          

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Un débat radiophonique

        Ils ont rendu compte de ces deux regards dans un débat radiophonique : ils ont été les hôtes de Radio U Brest dans le cadre du Festival Longueurs d'Ondes. ondes

 

                                  Synthie lance l'édito

Présentation de Loti (Mathilde) et de Segalen (Joséphine)

 

Débat : comment Loti et Segalen voyageraient-ils
aujourdhui ? ( Pierre, Joachim, Mona, Gwenn)

 

Conclusion (Dorine), conseils de lecture (Jade)

remerciements (Julie)

 

 

Par Lettres - Publié dans : Exotisme 2011
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Vendredi 3 juin 2011 5 03 /06 /Juin /2011 17:31

         Brigitte Mouchel est artiste, plasticienne et écrivain.  On peut avoir un aperçu de son travail sur son blog :  http://brigittemouchel.canalblog.com

 

          Le 10 mai dernier, elle est venue à la rencontre de deux classes (2B et 2F).  Cette action s'inscrit dans le cadre du projet "Voix d'aujourd'hui" proposé par le CDDP de Brest et financé à 50% par la région Bretagne.

 

                Les élèves avaient lu des extraits de son recueil Evénements du paysage, publié aux éditions Isabelle Sauvage (certains d'entre eux ont visité l'imprimerie artisanale)

  

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             Ils l'ont interrogée sur son travail d'écrivain, sur ce que représente la poésie pour elle.

 

Brigitte Mouchel 001

 

        Ils ont pu voir des brouillons.

 

Brigitte Mouchel 027 

           Puis ils ont manipulé des affiches-poèmes et des livres d'artiste qu'elle a créés:

  Brigitte Mouchel 014

 

Brigitte Mouchel 018

 

 

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            La rencontre s'est terminée par un atelier d'écriture.  A partir d'un tableau de Lucien LEVY-DHURMER, Ma mère un soir a vu la ville d'YS, nous avons demandé aux élèves de suggérer une ville engloutie, à mi-chemin entre Ys et l'Atlantide...

 

 

 

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Lucien LEVY-DHURMER, Ma mère un soir a vu la ville d'Ys, Musée des Beaux-Arts de Brest

  

             Voici quelques unes des réalisations :

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                                                                                                                                                                    Elisa 2F

 

 

 

Mélanie blog-copie-1

                                                             

                                           Atlantys

 

 

                                Dans un immense océan

 

                                       Est bâti le palais d'Ys.

 

                                                D'une magnifique légende,

 

                                Des tragédies se glissent.

 

                         Sous les murs sombres

 

                                    Les secrets blessent.

 

                                                Sous les vagues amères

 

                                  La jeune fille se confesse...

 

                      Ne laissant que le malheur d'un père

 

                                    Noyé par la tristesse...

 

                                                                               Mélanie, 2F

 

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       D'après un pastel de Jean-François LE SAINT et de Christian LE GALL-Apparition de la ville d'Ys à Carantec

                                                                     Maël 2F

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                                                                                                                                               Noémie, 2F     

 

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                                                                                                                                                                          Angèle 2F

 

 

                                                                                                                                                                                                                                     

 

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                                                                                                                                                                              Vincent 2F

 

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                             Atlantys

Je m'avance à demi tâtonnant vers de

gigantesques portes de bronze. Épuisé

de ma longue escapade, émissaire des

Dieux et de leur jalousie, j'admire leurs

statues dorées mystérieusement élevées

qui encerclent ce paradis comme pour

le protéger Elles m'évoquent les

bourreaux d'un monde parfait.

 

 

                                                  La folie humaine

                                         La folie humaine

                                                                     La folie humaine m'a mené ici

                                                                   - Charognards envoûtés

                                                                             par une traînée de sang frais.

 

 

L'interminable traversée des landes

vierges de tout débouche sur le

calme de la légendaire cité d'Atlantys.

Je tente, en vain, de préserver

l'atmosphère verdoyante de cette ville

menacée par

 

 

                                               La folie humaine

                                                             Le cataclysme

                                                                          Le cataclysme venu

                                                                                                   des eaux.

 

 

Je passe au travers d'un porche d'or

et d'argent et traverse rapidement les

grands jardins vert pomme.

Je contemple la grandeur

des constructions envahies

par la végétation, entravées de lierre

qui s'entortille autour d'elles.

 

 

                                            La folie humaine

                                                           Le cataclysme

                                                            Je porte dans mes mains la vie de tout

                                                                           un peuple, tel Atlas supporte

                                                                                       le Poids de la Terre.

 

 

Là j'aperçois le palais, miracle de

technologie, rouge sang, orné

d'innombrables richesses, s'élevant au-

dessus de tout, à une altitude inouïe.

Je suis trop lent. La catastrophe rattrape

inexorablement la belle ville.

 

 

                                         La folie humaine

                                                         Le cataclysme

                                                                 La vie de tout un peuple

                                                                            Le poids de la terre.

 

 

Le roi est là. Je dois le prévenir,

son regard semble perdu au loin,

je le suis et tourne les yeux,

pour admirer...

 

 

                                      La folie humaine

                                         Le Cataclysme

                                                            le mur d'un bleu profond

                                                                         Mord déjà la vie de tout

                                                                                            Mon peuple.

 

            Il est déjà trop tard

                           Il est déjà trop tard

                                    Il est déjà trop tard …

                                                                                       ...J'ai failli.

 

 

 

                                                                                                                       Florian 2F

 

 

                                                                    Sans-titre6.JPG

 

                                                                                                                                                       Renaud, 2F

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                                                                                                                                                                Laura, 2F

 

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                                                                                                                                                                                Marine, 2F

 

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                                                                                                                                                         Julie 2F

Par Lettres - Publié dans : Rencontre avec Brigitte Mouchel - 2011
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Vendredi 3 juin 2011 5 03 /06 /Juin /2011 15:51

L. Janvier

 

 

            Le Printemps des Poètes 2011 avait pour thème : "d'infinis paysages".  Les élèves deux classes (1ES et 1S) ont lu Des rivières plein la voix de Ludovic Janvier.

 

           A leur tour, ils ont été invités composer une rêverie poétique sur une rivière bretonne ou avec laquelle ils se sentaient des liens affectifs...

Par Lettres - Publié dans : Poèmes au fil de l'eau 1S / 1ES - 2011
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Vendredi 3 juin 2011 5 03 /06 /Juin /2011 14:59

l'isole

 

 

L'Isole, lac, rivière, fleuve peu importe : c'est un lieu d'épanouissement.

 

L'Isole est aussi un lieu d'isolement où la caresse de l'eau me permet de m'évader. Le fragile liquide bleu mer qui coule en faisant des levades me donne un sentiment de joie et des envies de fête lorsque je l'aperçois.

 

Pourtant, l'Isole est d'une prononciation assez douloureuse avec son phare qui siffle à chaque fois qu'on le dit ; mais il est rattrapé par la luminosité jaune poussin du soleil et finit sur une touche de légèreté.

 

Autrefois, lorsqu'on me parlait de l'Isole, je voyais un monde solide où des serpents et des soles se cachaient derrière des algues et des herbes vertes ; un monde noir corbeau où des soldats dévaleraient le grand ruisseau pour chasser les animaux ; un monde où des sonnettes propagent des bruits sourds.

 

Aujourd'hui, j'en contemple la naissance, la jeunesse et la vie solaires.

 

 

                                                                          Laëtitia 1ES 

Par Lettres - Publié dans : Poèmes au fil de l'eau 1S / 1ES - 2011
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